Mimétisme

Nos enfants nous observent, nous écoutent, nous entendent, nous ressentent et, apprennent ainsi à nous connaître, nous, ses parents. Et ensemble, nous grandissons.

Ils apprennent aussi les relations au travers de nos comportements d’adultes, quand nous interagissons avec d’autres personnes. Nos enfants voient alors un exemple d’homme et de femme puis, de couple.

S’opère alors chez eux une forme de mimétisme, de reproduction ou, de rejets des comportements observés. Par la suite, nos enfants expérimenteront eux-mêmes des relations, à partir de ce qu’ils auront appris au contact de leurs parents et, du reste de la famille.

L’exemplarité

Dans l’éducation d’un enfant, l’exemplarité des parents est importante. Toutefois, il faut reconnaitre que nous, les parents, ne sommes pas toujours en capacité de montrer le meilleur exemple à nos enfants, notamment quand :

  • nous ne nous connaissons pas suffisamment,
  • nous n’avons pas, déjà nous-même, pris conscience de nos propres paroles et comportements puis, de leurs conséquences,
  • nous vivons, nous traversons des épreuves dans notre vie qui nous mettent en difficulté.

L’exemplarité permet de construire une certaine crédibilité de l’adulte vis-à-vis de l’enfant. Ce dernier vérifie ainsi si son parent est au clair avec lui-même et s’il est véritablement sincère avec lui et cohérent, entre ce qu’il pense, ce qu’il dit et ce qu’il fait.

Afin de construire de belles et saines relations parent-enfant, les bonnes clés sont pour moi : rester présent, en amour, à l’écoute et, en vérité avec nos enfants. Et si nous ne disposons pas encore de toutes ces clés, quand nous devenons parents, il est toujours possible d’en fabriquer. Pendant la fabrication, l’ingrédient essentiel, recommandé, est une bonne dose de transparence et d’acceptation, pour laisser apparaître au grand jour sa vulnérabilité de parent. Ceci, afin de montrer et d’apprendre que le parent, c’est aussi un homme, une femme, avec ses Forces et, ses faiblesses.

Quelle que soit la vérité à laquelle nous sommes confrontés en tant que parent, avec beaucoup de cœur à l’ouvrage, de sincérité, de mots adaptés à l’âge des enfants, il est possible de “parler vrai” à ces derniers. Si seul c’est difficile, nous pouvons choisir de nous faire aider, accompagner.

Avec Ecoute & Vous, j’accompagne des parents dans des échanges en vérité avec leurs enfants.  Il peut s’agit de jeunes enfants ou, d’enfants devenus adultes.

Être en amour et vrai face à son enfant, créé et renforce le respect dans la relation parent-enfant. Cela façonne également une relation authentique et sincère. Ce qui favorise la confiance dans la relation. Et concernant certaines vérités, dites sensibles et, susceptibles d’impacter fortement l’enfant sur le plan émotionnel, il peut être judicieux, et plus juste, d’attendre le moment opportun pour la délivrer. Prendre le temps d’un face à face, en vérité.

A savoir que, dans une famille, les non-dits ont de véritables conséquences sur la vie des enfants. Combien de “secrets de famille” gardés sous silence, inavoués et qui rejaillissent à l’occasion d’une thérapie chez des enfants devenus adultes qui, ne réussissent pas, plus, à s’épanouir dans leur vie personnelle et/ou professionnelle.

Pour parler vrai, il n’est jamais trop tard. Tant qu’on est vivant, on peut le faire. Le bon moment, c’est quand nous nous sentons prêt.

Avec Ecoute & Vous, j’assiste à des petits miracles de la vie, avec de belles transformations de relations.

Pour en revenir au comportement de certains parents envers leur(s) enfant(s)…

Vous connaissez le proverbe populaire qui dit :

“Faites ce que je dis, pas ce que je fais ?”

Savez-vous de quand date ce proverbe ?

Il remonte à 65 après Jésus-Christ. Et il est toujours d’actualité dans de nombreux foyers et familles.

Quelle crédibilité à un parent face à son enfant quand il lui explique des choses de la vie, quand il lui donne des conseils que lui-même ne s’applique pas ? Et quand il n’en fait pas la démonstration au quotidien à son enfant ?

Il y a des familles où le parent applique une éducation où “il règne en maître” face à l’enfant. Il agit comme bon lui semble au gré de ses humeurs, de ses envies, sans se soucier véritablement des besoins de son enfant, ni de son rôle d’éducateur face à ce dernier. Ce qui peut être dû à un manque de maturité de ce parent qui n’agit alors pas comme un adulte responsable, mais comme un adulte-enfant, qui n’a pas finit de grandir pour apprendre à prendre et assumer toutes ses responsabilités face à ses enfants, au sein de son foyer.

Dans ce type d’éducation, l’adulte accorde peu de considération et de respect à l’enfant. Il le considère d’ailleurs comme un Être qui ne sait pas, de par son jeune âge et donc, son manque d’expérience. Ce que ce parent ignore, c’est que l’enfant observe beaucoup et ressent son monde extérieur et ceux qui le composent. Et, à partir de cela, il apprend. Il lui arrive même de comprendre les tenants et les aboutissants d’une situation avant son parent. Le jeune enfant n’est pas parasité par un mental d’adulte où se percutent de nombreuses pensées, croyances erronées, avec leur lot de jugements divers.

Dans ce schéma parental,  le parent ne transmet pas ses enseignements à l’enfant. Il lui donne des ordres et ne lui permet pas de les discuter, ni même de lui répondre. Parfois, ce parent à même recours à la violence pour s’imposer. Il se place alors comme “celui qui sait” et par du principe que “l’enfant, lui, ne sait pas”.  Nous sommes là dans un rapport de force entre l’adulte et l’enfant où l’adulte profite de la vulnérabilité, de l’immaturité et de la faiblesse de l’enfant. Ceci, pour assouvir son envie d’imposer son avis, ses choix, ses règles, ses besoins. Souvent, cet adulte a lui-même été un enfant qui a connu ce même genre de rapport avec ses parents.

Il y a aussi d’autres schémas parentaux où l’enfant est entendu, respecté et où de belles et saines relations s’installent entre parents et enfants.

Quelque soit le schéma parental duquel provient chaque adulte, à partir de son vécu et de sa propre histoire, il est possible de faire mieux que ce qui a été. Et cela sera possible, si et seulement si, nous le décidons et nous y travaillons pour  évoluer vers une meilleur version de nous-même. Le but étant de nous sentir mieux avec nous, avec ceux qui nous entourent et, de permettre aussi à nos enfants de profiter d’une relation enfant-parent harmonieuse et épanouissante. Relation de laquelle ils s’inspireront, s’ils décident eux-mêmes de devenir parent.

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